Documents de la commission patrimoine

Conservation hors sol ou conservation IN SITU des mosaïques d’Uzès

Mise à jour de la pétition UCETIA

(Rappelons que le Comité de Quartier Charles Gide soutient cette pétition mais n’est pas à l’origine de sa rédaction)

L’enjeu  est  de choisir entre :

  • La conservation et la restauration IN SITU de l’ensemble des mosaïques d’Uzès.
  • OU BIEN le choix (fortement guidé) pour leur décollage suivi d’une restauration et conservation EX SITU. Elle sont bien gênantes ces mosaïques…

La décolle et la restauration ex situ suivi du stockage d’un ensemble de près de 100 M2 de mosaïques antiques, serait d’un coût financier abyssal pour la collectivité, sans avoir pour contrepartie de retombées économiques et touristiques tangibles ni pour Uzès, ni pour la région occitane.
Ce coût serait probablement bien supérieur à la seule réalisation de l’internat initialement projeté.

Ces mosaïques, après plusieurs années pour les transformer en une cinquantaine de panneaux, deviendraient un embarras pour la ville, incarneraient un choix touristique incohérent, marqueraient, plus qu’un rendez-vous manqué, une véritable flétrissure pour l’archéologie et l’Histoire par l’atteinte irréparable du site, ainsi que la perte d’une opportunité unique pour Uzès. Seuls quelques intérêts privés sortiraient gagnants de cette affaire, au détriment du contribuable ainsi que du rayonnement et de la prospérité tant de la ville d’Uzès, que de la région d’Occitanie dans son ensemble.

En interdisant étrangement les autorisations d’accès au chantier de fouille, y compris (semble-t-il) à nombre de spécialistes et savants qui en demandaient l’autorisation, la région, dans un étrange déni de réalité, s’est elle-même privée d’une vision éclairée de la situation. Cette situation est pourtant inédite et mérite de repenser l’ensemble de la fonction du site, y compris, pourquoi pas, le rôle affecté à l’ancienne gendarmerie.

Excellent visionnage à tous.
Bonne découverte ce weekend des mosaïques (celles qui n’ont pas été recouvertes de terre, faute de place) appartenant au site archéologique d’UTECIA, ce précieux cadeau que nous ont offert les archéologues de l’INRAP.

PS : Que la DRAC Occitanie et la préfecture de région viennent enfin à la rescousse de l’archéologie et, à défaut, des finances publiques !