Editoriaux

Courrier du président et vice président du Comité de quartier Charles Gide et de la Commission Patrimoine adressé le 7 avril 2017 aux : Ministre de la Culture et de la communication, Directeur général de l’UNESCO, Préfet de la Région Occitanie, Préfet du Gard.

Nous nous permettons d’attirer votre attention sur l’importance des fouilles menées par l’INRAP sur le terrain de l’ancienne gendarmerie d’Uzès. La découverte des vestiges de l’antique cité Ucétia et, notamment, des splendides mosaïques dont la surface atteint près de 100 m2 a eu un grand retentissement comme en témoignent les articles parus dans la presse non seulement nationale mais aussi internationale.

Or ce site archéologique, situé au centre de l’extension du secteur sauvegardé, risque d’être définitivement détruit à la tractopelle comme cela a été le cas du résultat des premières fouilles réalisées sur le même lieu entre septembre et décembre 2016. En effet un projet de construction d’un internat scolaire est prévu sur cet emplacement. 

Conformément à la règle pour les sites exceptionnels, comme c’est le cas ici, les mosaïques devraient être laissées sur place, en les protégeant, solution qui préserve l’intégrité du site et le met en valeur, quitte à obliger un promoteur à renoncer ou à modifier son projet. (Article 7 de la Charte de Venise). 

Dans ces conditions, il est impératif que l’État décide la suspension immédiate des travaux de dépose de cette mosaïque prévus dès le lundi 11 mars. En effet, ceux-ci n’ont qu’un seul but : rendre irréversible la destruction programmée du site par les promoteurs. 

Il sera ensuite opportun que soit menée, par les autorités compétentes, une réflexion concertée sur les décisions à prendre concernant la préservation de ce patrimoine exceptionnel. 

En vous remerciant de l’intérêt que vous voudrez bien prêter à cette requête, …

2 réflexions au sujet de “Courrier du président et vice président du Comité de quartier Charles Gide et de la Commission Patrimoine adressé le 7 avril 2017 aux : Ministre de la Culture et de la communication, Directeur général de l’UNESCO, Préfet de la Région Occitanie, Préfet du Gard.”

  1. Bravo pour la lettre aux haut fonctionnaires et à l’UNESCO.
    Que fait on demain matin pour empêcher la découpe de la mosaïque et le coup de tractopelle qui ravagera le champ de fouille?
    J’étais hier et aujourd’hui pour aider vos membres à distribuer vos tracts et donner
    des explications pour défendre votre point de vue, (je suis un peu informée sur le travaille
    effectué par les romains entre autre récupérer un maximum d’eau ds la plaine de st Quentin pour renforcer la source d’Eure.
    DES UZETIENS ONT TRAVAILLE PD DES ANNEES POUR DEGAGER LE TRAJET DE L’AQUEDUC ROMAIN)
    J’ai été surprise du nombre de personnes compétentes et intéressées sur le sujet (Hydro-géologue, architectes, professeur, étudiants, lycéens etc… ) qui s’étonnent qu’Uzès ne comprenne pas la chance qui se présente à elle d’exploiter ce champ de fouille en partenariat avec les deux lycées qui ont des sections d’Art-
    Ils ont regretté que vous n’ayez pas une profession de foi qui explique bien votre projet et la révision possible de l’espace disponible (comprenant tout le volume des deux lycées + la gendarmerie)
    C’est ce que j’ai tenté d’expliquer, connaissant un peu le sujet et surtout Uzès.
    La désinformation est telle que vous avez fort mauvaise presse.

    Les représentant de l’INRAP sur place ON DIT AU VISITEURS qu’ils sont satisfait du projet en place, de la démonte des mosaïques et du ravage du champ de fouille par la pelle mécanique!!!!!
    MAIS CES PERSONNES SUR PLACE, ÉTAIENT T-ELLES ARCHÉOLOGUES CA ME SEMBLE IMPENSABLE!

    Tous les signataires et plus vous soutiennent et vous trouvent courageux même si
    certains ont peu d’espoir de vous voir gagner contre les Élus.

    J’espère que mon commentaire vous sera utile et je vous souhaite au profit des UZETIENS
    une pleine réussite.

    PS: sur l’après midi je n’ai eu que deux personnes hostiles….dont une que j’ai sérieusement
    ébranlée… /;-)….elle connaissait moins Uzès que moi, je n’ai pas beaucoup de mérite!

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    1. Nous sommes totalement en phase. Uzès pourra conserver son patrimoine si les habitants eux-mêmes comprennent que leur intérêt passe par le rejet de projets qui défigurent leur ville alors qu’il est possible d’avoir des solutions alternatives qui à la fois répondent aux légitimes demandes des lycéens et des enseignants et à la sauvegarde du passé archéologique de la cité ainsi qu’à l’harmonie et l’originalité de son urbanisme. L’architecture standardisée et le bétonnage intensif ne vont pas dans ce sens !

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