Editoriaux

Éditorial : Anton Liss président du Comité de quartier Charles Gide et Michel Rieu Commission du patrimoine

La découverte du site Ucétia et des superbes vestiges datant du premier siècle de notre ère dont, notamment une remarquable mosaïque, vient à l’appui de la position que ne cesse de défendre le Comité de quartier Charles Gide sans être écouté : il faut profiter de cette opportunité que constitue le projet de construction d’un internat pour mettre en valeur le prestigieux passé d’Uzès qui remonte à l’antiquité, s’est prolongé aux temps médiévaux ainsi qu’à la renaissance et enfin aux époques classiques. Le moment est venu de supprimer les verrues architecturales qui polluent l’harmonie urbanistique de notre cité et de redonner tout son lustre au très beau bâtiment des casernes. Or, celui-ci construit au 18ème siècle abrite le lycée des métiers d’art Georges Guynemer. Ainsi, nos jeunes étudiants, sont en droit d’exiger de vivre dans un environnement architectural harmonieux adapté à leur vocation culturelle et voisin d’une romanité offerte aux regards protégée par un écrin de verdure et non au sein d’un produit du bétonnage intensif.

Faussement accusés d’être opposés à toute construction nous avons été l’objet d’un dénigrement systématique alors que notre position n’a jamais varié : certes, nous n’avons jamais accepté le projet en cours que nous avons toujours considéré comme disproportionné, incongru, écologiquement dangereux et destructeur d’une romanité vraisemblablement sous-jacente que d’ailleurs l’actualité confirme. Néanmoins, nous avons toujours affirmé le total intérêt que nous portions à l’amélioration des conditions de vie des lycéens qui viennent apprendre leur métier d’art dans notre ville par l’utilisation intelligente des terrains de l’ancienne gendarmerie et un réaménagement des espaces actuellement défigurés par des bâtisses qui sont une insulte au secteur sauvegardé dans lequel s’inscrit le projet. Les pistes d’un plan alternatif du à l’architecte Ariel Balmassière qui a été un pilier de la restauration d’Uzès à partir des années 1965, ont d’ailleurs déjà été largement exposées dans notre Blog au cours des semaines précédentes.

Une chance inespérée s’offre à notre Cité, à notre Maire, à tous les Uzétiens de faire de notre ville un joyau architectural, urbanistique, historique, de renon international et support de nombreuses retombées touristiques et économiques. Sauvons Ucétia qui fut à l’origine du trésor de l’eau qui, conduite par un aqueduc célèbre, abreuva Nemausus. Offrons à nos enfants et à leurs enseignants un cadre digne de leurs ambitions où le béton n’a pas sa place !